Les rendez-vous pour les gastroscopies se font uniquement par téléphone au secrétariat 081/600.600 du Lundi au Vendredi de 08h00 à 12h00 et de 13h30 à 18h00.
Qu’est-ce qu’une gastroscopie et quand réaliser cet examen ?
La gastroscopie est le moyen d'investigation le plus moderne et le mieux adapté pour explorer et visualiser les lésions du tube digestif haut. C'est-à-dire de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum.
Cet examen peut être demandé par votre médecin traitant, suite à certaines plaintes que vous lui avez décrites, ou suite à certaines anomalies qui ont pu être constatées dans votre prise de sang, par exemple.
Au préalable, le gastro-entérologue aura lu le mot de votre médecin-traitant, vous aura posé certaines questions, vous aura expliqué le déroulement de l’examen et ses risques, vous aura examiné, et aura reçu votre feuille de consentement éclairé, signée. Cette feuille peut être signée après les explications du gastro-entérologue.

Comment se déroule la gastroscopie ?
Cet examen est réalisé à l’aide d’une endoscope fin (6 à 9 mm) appelé gastroscope.
Vous êtes couché (e) sur le dos. L’infirmier(e) endort la gorge avec un spray anesthésiant pour réduire le réflexe de nausées. Il vous place un cathéter en intra-veineux, par lequel sera injecté un sédatif.
Vous êtes placé sur le côté gauche et la sédation est administrée par l’infirmier qualifié, qui surveillera vos paramètres durant l’examen (saturation O2, tension artérielle).
Une bonne endoscopie est celle après laquelle vous demandez au médecin quand cela commence, alors que l’examen est terminé.
Cette prémédication a pour effet de rendre le patient somnolent durant un court laps de temps. Ainsi, l’examen qui n’excède que rarement 5 minutes, n’est en aucun cas inconfortable pour le patient.
Une fois la gastroscopie terminée, vous serez amené en salle de repos où une collation vous sera servie.
Vous reverrez ensuite le gastro-entérologue, éventuellement avec votre accompagnant, pour l’explication et la discussion des résultats.
Quelques recommandations à suivre lors d’une gastroscopie
Pour réaliser une gastroscopie, vous devez bien sûr être à jeun. Autrement dit, ne plus rien manger et ne plus rien boire depuis la veille de l’examen à 22h. Si vous devez prendre des médicaments le matin, vous pouvez les amener avec vous au Centre Médical Pégase, pour les prendre éventuellement après l'examen. Attention, lorsque vous venez passer une gastroscopie, vous devez impérativement prévoir un chauffeur pour votre retour, ce même si vous paraissez ne plus avoir d'effet de cette sédation après l'examen.
Sachez également qu’entre chaque examen, le gastroscope est rigoureusement désinfecté selon une procédure stricte, afin d'éviter la transmission de toute maladie infectieuse (hépatites B, C, SIDA, etc...).
Si vous avez reçu une sédation, vous vous engagez à ne pas conduire de véhicule ce jour-là, ni à effectuer des tâches risquées, ni à signer des documents importants. Dans certains cas, il peut vous être demandé de rester accompagné(e) durant la nuit qui suit l’examen.
Que peut-on découvrir lors d’une gastroscopie ?
Les maladies qui peuvent être observées lors de cet examen sont multiples et variées :
- À hauteur de l'œsophage, peuvent être mis en évidence des ulcères, des infections, des diverticules, des polypes, des tumeurs, etc...
- À hauteur de l'estomac, peuvent être visualisés un ou plusieurs ulcères, une gastrite, des polypes, une tumeur, des anomalies vasculaires comme des angiomes, certaines infections, etc...
- À hauteur du duodénum sont fréquemment observés des ulcères, mais aussi parfois des infections et des anomalies de la muqueuse responsables de mauvaise absorption des nutriments, etc...
Cette énumération de pathologies n'est bien entendu pas exhaustive. Comme mentionné plus haut, votre médecin traitant songera à la réalisation d'une gastroscopie devant certains signes qui peuvent être prémonitoires d'une maladie à ce niveau : un amaigrissement, une impression de blocage pour certains aliments ou certains liquides, des douleurs à l'estomac, du "brûlant", une mauvaise haleine, une faiblesse générale, une anémie, des selles noires de manière inexpliquée, etc...
Lors de cet examen, des prélèvements peuvent-ils être pratiqués ?
Effectivement, pendant l'examen, le gastro-entérologue peut être amené à réaliser des prélèvements à l'aide d'une petite pince introduite dans l'endoscope; ce prélèvement (ou biopsie) est parfaitement indolore. Par la suite, l'analyse au microscope peut donner des renseignements précieux concernant l'une ou l'autre anomalie observée, et permet régulièrement de rechercher un microbe qui pousse dans l'estomac et qui est souvent responsable de gastrite ou d'ulcère (Hélicobacter pylori). L'analyse est effectuée au laboratoire d'anatomopathologie des Cliniques Univ. de Mont-Godinne (Prof. Marie-Cécile Nollevaux). Un double de cette analyse est systématiquement adressé à votre médecin-traitant.
Et si la gastroscopie est normale ?
Il arrive très souvent que, même si le patient ressent des douleurs à l'estomac, aucune anomalie ne soit observée. Dans ce cas, le médecin vous proposera probablement d'autres investigations, comme une échographie abdominale, qui permet aisément l'analyse des organes situés à proximité de l'estomac, et qui peuvent donner le même type de douleurs (foie, vésicule, pancréas, reins, rate, etc...) Cet examen est alors réalisé lors de la même consultation. Quelques fois encore, les douleurs d'estomac peuvent être simplement dues au stress.
Peut-il y avoir des complications à une gastroscopie ?
Tout acte médical, exploration ou intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complications. Dans le cas de la gastroscopie, il peut s'agir d'une hémorragie ou d'une perforation de l'estomac. Ces complications sont tout-à-fait rarissimes et requièrent parfois une hospitalisation voire une intervention chirurgicale. D'autres complications sont possibles, mais tout aussi exceptionnelles, telles que des troubles cardio-vasculaires et respiratoires.